son
Dormir devient si doux et si douloureux à la fois.
Les écrans sont partout. J'essaie de les éloigner, mais c'est aussi ce qui me permet de tenir un peu.
On se renvoie des balles, on joue un peu sans trop se voir.
On essaie de se sentir vivant, et on se sent surtout fatigué-e-s. On espère, toujours.
Et l'obscurité tombe dans les pièces plus ou moins vide où on se trouve. On jongle en essayant de distinguer les formes, les silhouettes. On essaie de se laisser porter, sans succès, parfois.
On se fond dans des sourires, j'essaie de penser à toi, j'oublie de penser à moi. Et puis j'éternue, parce qu'il finit par faire froid.
Le thé nous réchauffe, les cookies aussi. On respire difficilement.