dimanche 18 février 2018

Les cailloux importants.

Ça y est, la claque commence à passer. La chaleur est encore là, sur ma joue.

Nous avons fini de nous parler d'amour. 

Vous oublierez probablement les détails, il ne restera qu'une impression diffuse d'un moment de partages et de déceptions. Ce n'est pas grave. On a des routes différentes à emprunter, ou alors on continue, mais avec de nouvelles façons de marcher.

Tu regrettes des tas de trucs, ce n'est plus si nécessaire. On ne peut plus refaire. Je croyais qu'on pouvait, j'ai essayé, plusieurs fois, et j'étais trop seule à me battre, j'épuisais mes ressources. Alors non, j'abdique, tu vois, c'est même plus si compliqué, en fait.

Je réalise encore et toujours des choses, ça ne s'arrête jamais, parfois, c'est grisant. Je ne veux plus retracer ces schémas qui nous engluent dans des normes qui nous pourrissent la vie. Je pensais que c'était de l'ordre de la posture, du discours-très-déconstruit-des-privilégiés-pour-qui-ça-ne-demande-pas-d'effort. Mais ça va plus loin encore. Nous avons encore des mondes à construire, faisons-le. Je ne dis pas que c'est facile, mais c'est nécessaire. À mes yeux, en tous cas.

Devenir sa propre priorité à ceci d'exaltant qu'on sent de nouveau avoir une forme de pouvoir sur soi-même. L'appréhension est là aussi, évidemment. Mais ouais, j'existe.

samedi 27 janvier 2018

Le froid qui passe.

Décembre ne sera pas écrit.
La fin de l'été aura bouleversé un nombre de choses conséquent.
Et moi avec.

Si je regarde en arrière, je peux maintenant voir avec clarté certains fils, certaines lignes déjà tremblantes, tous ces détours, pour arriver où je suis, où nous sommes, et où nous ne serons plus.
Je crois que j'ai de moins en moins peur, parce que j'ai eu trop mal. La douleur, on finit par passer au dessus. Il s'agit de survivre, d'avancer, de ne plus glisser dans cette obscurité qui nous attire.
C'est presque trop facile.
Je ne me laisse plus faire.
Il n'est plus possible de m'imposer des conditions que je dois suivre aveuglément.
Je ne veux plus tenir les rôles que l'on me donne, je choisirai moi-même. Vous ne vous servirez plus de moi parce qu'il est attendu que je réponde quand on m'appelle. Ceci a assez duré.
Le fil s'est effilé, à force d'usure, et je suis encore tombée dans une boue sale et visqueuse, là où les pieds s'enfoncent si l'on ne fait pas attention. Là où l'on étouffe, où l'on ne peut plus se relever. Il aura fallu brûler mes mains pour ne pas recommencer les mêmes erreurs. Peut-être ne suis-je pas tout à fait à l'abri.
Décisions. Je laisse entrer l'espace entre toi et moi, sinon, cela va me coûter très cher, comme à chaque fois. Nous oublions de nous regarder, nos yeux vieillissent et nos filtres s'encrassent. On a plus le temps de faire l'effort de reconsidérer les choses sous un autre angle, parce qu'on s'est déjà sali, on a déjà projeté cette boue l'un sur l'autre en se regardant trop de travers. Il est temps de nettoyer.