lundi 20 novembre 2017

Regardons nous en face.


On se croit parfois capable de rien, parfois capable de tout.
J'ai encore perdu quelque chose, en passant. Je croyais pouvoir faire tenir tous ces châteaux de cartes tremblants en même temps. Mais le vent souffle et me ramène à des évidences déçues. Ça n'aurait pas tenu, forcément, tu sais. J'étais là, à m'affairer, à vouloir trouver de la colle, quelque part, pour que ça reste en place. Et puis tu as éternué, et d'un coup, j'ai vu tout ce que j'avais dessiné, sur chaque carte, s'étaler sur le sol. Face contre terre. 
Je répète ces erreurs inlassablement, me croyant assez forte. 

À enraciner mes pieds dans des sols friables, plus si fertiles, moi, fébrile, je m'acharne et finis fêlée.



lundi 2 octobre 2017

Et de deux.

Octobre s'est amené presque sans prévenir.
Ma saison préférée se lance sans m'attendre. Comment en profiter, cette fois-ci ? J'espère pouvoir tenir debout. Mes jambes tremblent encore et toujours. Parfois sous un nouveau sursaut de terreur, parfois sous d'anciens qui reviennent me hanter.

J'oublie toujours qui je suis une fois dans vos bras.
Tout n'est pas encore perdu, j'imagine, mais ça commence à en faire, des couches qui pèsent sur mes épaules. J'ai découvert la bosse à peine perceptible d'un os qui doit appartenir à la clavicule, un jour, sur mon épaule droite. J'essayais probablement de toucher ma propre peau pour me rassurer. Je n'avais jamais senti cette bosse ici. C'est effectivement peut-être la bonne saison pour apprendre à me découvrir ?

J'ai voulu laisser trainer mes mots partout, mais il n'y avait pas la place. Je n'ai même pas pensé à revenir ici, c'était trop difficile. Je sais qui ne lit plus ce que j'étale, j'espère parfois encore exister quelque part, qui sait ? Je trace des lignes noires dans un carnet, je décroche des tableaux qui n'ont pas tellement intéressé les gens. Je dois prendre des photos, encore et toujours. Je dois préparer, prévoir, ranger, organiser. Une vie de cases incomplètes.

samedi 2 septembre 2017

Un mois plus tard.

Que peut-on dire ?

J'ai fait le vide, c'est sûr.
Je pensais agir provisoirement pour me protéger. Mais ça ne suffit pas. Forcément, en un mois, les choses changent. On se regarde différemment. On saisit certaines de ces subtilités qui n'avaient jamais été dites.
En tous cas, jusqu'au conflit.
C'est toujours difficile à encaisser, sur le moment. Après on essaie de recoller les trucs, on se dit qu'on est assez matures pour avancer quand même ensemble. Parce que les choses ont toujours été ainsi, parce qu'on s'est jamais vus dans un futur où l'autre n'existait pas. Et pourtant. Vient le moment où les choses basculent et où on envisage qu'en fait, on est trop cassé pour tenir debout. On est trop vidé de notre substance, il n'y a plus d'essence dans le moteur. Je répète toujours le même schéma.

Est-ce que je grandis ? Probablement. C'est lent, de se rendre compte, quand on sait pas se regarder en face. C'est encore plus lent quand les autres mentent, ou décident certaines omissions. Mais, ça, je n'ai pas de prise dessus. Je peux juste répéter inlassablement que c'est la vérité qui m'intéresse. Si on écoute pas, j'imagine toujours que c'est à moi d'agir.

Et puis je me vois me fatiguer. Je me vois m'échiner à produire quelque chose, à tenter de sauver les meubles, tout le temps. Je me vois m'inquiéter, donner une énergie phénoménale. Vient toujours le moment de rupture où je n'avance plus : je n'ai pas su me protéger moi. Quand je vois tout ça, évidemment, il est toujours trop tard. Il n'y a finalement plus grand monde. Alors il est temps de ramasser mes morceaux et de sauver mes meubles. Je ne sais pas comment on fait, mais j'imagine que l'énergie que je suis capable de déployer pour les autres pourrait bien me servir un peu. 

mercredi 2 août 2017

Bas les masques.

J'aurais dû faire autrement.
Voilà ce qui tourne en boucle dans ma tête maintenant.
Je m'aperçois de beaucoup de choses.
Mais c'est trop tard.

Mon souffle est coupé.


Les promesses ne servent à rien, je le savais déjà. À part celles qu'on se fait à soi-même. Il y en a une que je compte tenir malgré tout. Même si vos mots me coupent les jambes, j'irai, au pire, exister ailleurs.


lundi 17 juillet 2017

Again?

Tourner en rond.

Observer les mécanismes toxiques déjà vécus dans une relation. Se demander quoi faire. Il n'y aurait qu'à partir, n'est-ce pas ? Tout le monde me dit de partir.

Y a-t-il de l'espoir encore ? Je l'ignore. Je te vois déambuler et me laisser sur le bas côté sans trop te soucier de ce qui se passe vraiment. Sans comprendre que c'est peut-être la fois de trop. Tu ne vois pas que les blessures ont de plus en plus de mal à se refermer. Tu crois que je vais tout comprendre, tout accepter. Je suis bête, moi aussi, à avoir laissé croire que j'étais capable d'aller aussi loin. Faut dire que j'y croyais aussi très fort. Mais mon énergie s'épuise.
Tout devient clair, tout est limpide, et l'instant d'après, je me prends une baffe. Je ne peux plus continuer longtemps comme ça. Je suis épuisée.

lundi 19 juin 2017

Alliés.

son

Parfois je n'ai plus envie de parler à personne, ou presque.
Il s'agit d'un moment où beaucoup de choses me déçoivent. Où je n'ai plus envie d'avancer. Où tout semble être une montagne infranchissable. Alors il n'y a qu'à attendre que ça passe. Et probablement encore faire des concessions.

La déconstruction n'est pas qu'un repère de façade pour se faire bien voir. C'est un parcours permanent.

mardi 13 juin 2017

Attendre l'orage.

son

Je m'étais retenue. Encore.
Il y a eu de ces moments où j'aurais voulu coucher sur le papier les pensées noires, ou joyeuses, mais l'instant est loin. Et puis, il n'y a pas vraiment de papier.
J'ai parfois l'impression de passer à côté de quelque chose. De moi, en fait. C'est fugace, parce que cette capacité à taire les troubles est devenue un réflexe puissant.
Il y a eu des rires, depuis la dernière fois, beaucoup. Il y a eu des efforts, il y a eu des paillettes. Il y a de la chaleur en trop grande quantité. Il y a eu des découvertes, des notes, des regards, de l'encre. J'ai essayé de faire taire mon corps quand il était trop chaud. J'ai essayé de le faire parler quand il était trop froid. J'ai probablement grandi encore un peu parce qu'il est impossible de faire marche arrière en trois temps.

En comptant on se rend compte du temps qui coule et coûte. Tu changes aussi.
Je te rencontre.
On s'éloigne probablement.
Et parfois, je sens l'épuisement sur mes épaules peser.

mercredi 29 mars 2017

Le temps d'après.

son

Exister. Pour quoi faire ?
Écrire me semble un chemin ardu parce qu'il est peuplé de souvenirs, de pensées récurrentes douloureuses et qu'il n'est pas toujours utile de réveiller.
J'ai probablement d'autres choses à faire. Alors je ne vais pas combler le vide qui me sépare d'autres jours joyeux ou non. Je vais juste refaire confiance à mon souffle. Et écrire tous les jours ne me permet pas toujours de respirer. L'exercice de style s'arrête là, faisons place à beaucoup plus de spontanéité.

vendredi 10 mars 2017

Transparente.

son

Peur panique.
Voilà que tout redevient flou et incompréhensible. Je ne sais plus quel faux j'ai encore fait. Quelle foulure frappe pour que mon coeur cogne aussi vite dans ma poitrine. Ce que je peux faire ou dire n'a plus d'importance. Il faudrait que je cesse d'exister pour un temps au moins, c'est bien ça. Mettons un mur entre nous pour s'oublier et puis tout reviendra à la normale. Ça ne marche que pour une moitié, parce que l'autre est déchirée, davantage. Dire à quelqu'un "ne fais surtout pas ça avec moi" et regarder cette personne le faire quand même. Deux fois. C'est si simple pour moi de ne pas me faire passer en premier, que j'en oublie moi même que je peux être là. Je ne suis pas vraiment là, regarde, je me retiens d'exister. 

jeudi 9 mars 2017

L'écharpe noire.

son

Ternes, mes doigts qui tremblent. Le vide un peu partout. L'absence aussi. Essayer de comprendre, toujours, tout le temps. Tu me fais sourire et pleurer à la fois. Mais je n'ai plus trop peur.

mercredi 8 mars 2017

La nuit dans mon ventre.

son

Lourd, le ciel s'écrase lui aussi sur mes épaules. Parfois tu viens en prendre un peu pour m'aider, pour le détruire. Ça fonctionne un temps. Le temps de retrouver notre rire timide. Et d'envisager un peu de contraste dans toutes ces teintes ternes.

mardi 7 mars 2017

Plus d'espace.

son

Là où le doute s'installe. Je retrouve dans des moments d'horreur les sensations d'autrefois, le fait de ne plus savoir quoi tenter. Ne plus savoir ce qui est vrai ou non. Ne plus arriver à porter les poids sur mes épaules. La confusion. La sensation que je suis cassée, qu'il n'y a rien à faire pour sauver les choses, se manifeste. Tout devient un peu plus lourd.

lundi 6 mars 2017

Les notes.

son

Ailleurs il y a des gens normaux, qui ne pensent pas à toute vitesse, qui ne sentent pas les choses aussi fort, qui ne devinent pas avec tout un tas d'informations presque brutes ce qui va se dire ou se penser. Il y a des gens pour qui la simplicité est quotidienne. Pour qui fonctionner ne demande pas d'effort de concentration ou de traitement. Je les envie.
J'ai essayé de faire quelque chose mais c'était un échec. Il faut encore avancer sur ce chemin-là.

dimanche 5 mars 2017

Un virage.

son

Cadeau : le stress revient par petite piques. Mais tu es là dans mes bras. Ta peau me manque souvent, tu sais ? Tes mains aussi. Il y a des jeux dans nos regards, je sais que tu ris souvent avant même de parler, avant de faire des jeux de mots plus ou moins bons. Et j'aime bien ta façon de vouloir garder tes moments de solitude, à base de triangles verts. Quelle idée, d'ailleurs !

samedi 4 mars 2017

Dégueulasse.

son

Place toi devant, regarde toi dans le miroir, essaie de voir ce qui cloche. Les traits irréguliers, les épaisseurs, la lumière crue ne te fera aucun cadeau.

vendredi 3 mars 2017

Le pas fébrile.

son

Concentrer son attention, ses envies, ses attentes sur quelque chose d'autre, voilà qui relève de la prouesse technique.
Déconstruire des notes dans ma tête. Redessiner mille fois la même ligne. Ranger l'appartement. Laisser le félin prendre toute la place.

jeudi 2 mars 2017

Le bon vieux temps.

son

Temps pluvieux et à nouveau froid. On nous joue des tours. Le stress se fait parfois sentir. J'essaie de me concentrer.

mercredi 1 mars 2017

Le contrôle.

son

Fort heureusement j'arrive encore un peu à passer en mode "manuel". J'ignore pour combien de temps.

mardi 28 février 2017

Écrire encore.

son

Chose inattendue, conséquences. Ne pas aller trop vite serait sage.
J'évite de trop déborder. Je me noie dans les lignes. Je ne veux pas me laisser submerger. Exercice difficile quand on ressent tout beaucoup trop fort.

lundi 27 février 2017

L'acidité.

son

Imagine un instant rencontrer autre chose, mais qui reflète une partie de toi. Ce que tu cachais depuis tout ce temps est peut-être une bonne chose ? 

dimanche 26 février 2017

Mentir ?

son

Droit devant l'horizon coupe.
J'essaie d'aider comme je peux, pas toujours très bien, j'imagine.

samedi 25 février 2017

Une couleur.

son

Peine perdue, les retours ne sont que d'autres départs, d'autres devantures de magasin à déchiffrer.
J'ai faim, constamment, mais je n'en ai pas vraiment le droit.

vendredi 24 février 2017

jeudi 23 février 2017

Trois kilos de moins.

son

Souffle encore, la montée n'est pas si rude.
Les paysages sont magnifiques. Je n'ai pas d'appareil photo pour immortaliser les teintes, mais je les partage quand même.
Rentrer chez soi et ne plus sentir qu'il s'agit de chez soi. Ça fait ça de plus en plus souvent. Il faut du temps pour tout se réapproprier, ranger, nettoyer, analyser les recoins. Ça va venir.

mercredi 22 février 2017

Le trampoline.

son

Alors je tombe malade d'une façon fulgurante. Le sommeil marche bien pour reprendre des forces. Ça, boire, et arrêter de manger. Je récupère. Un peu de souffle.

mardi 21 février 2017

Le chemin de terre.

son

Normal de ne pas te voir vraiment alors.
On se voit sans se retrouver.
Il n'y a plus qu'à fuir d'un autre côté pour profiter de ceux que je ne vois jamais, alors.

lundi 20 février 2017

Le trait s'effrite.

son

Toujours du lisse, effectivement. Rien ne dépasse. Tout rentre dans l'ordre. Personne n'a de problème. Tout le monde est parfait. Et puis il n'y a pas grand monde pour vraiment essayer de me rencontrer. Ils sont dans leur monde confortable, c'est normal.

dimanche 19 février 2017

Voyons voir.

son

Aller simple vers une nouvelle destination. En attente de devoir composer à nouveau pour d'autres visages. Des visages sages, tranquilles, qui vont sourire toujours. 

samedi 18 février 2017

Creuse sous les veines.

son

Pas trop déborder, pas trop montrer ce qui cloche. J'avais décidé d'être un peu plus moi même, alors, ça finit par se voir. J'ai caché mes mots et mes sourires, j'ai du mal à virer les larmes, mais elles ne s'entendent pas, et le noir les cache un peu plus. Alors il suffit d'attendre et de ranger tout ça dans un tiroir qui finira peut-être par être oublié dans un coin. J'ai même perdu le souvenir de certaines sensations. Alors ça devrait aller.

vendredi 17 février 2017

Attrapée.

son

Impossible ne sonne pas très juste, et pourtant. Tu regardes ailleurs, et je me tais encore.
J'aurais dû faire plus attention dès le début. Bien fait, n'est-ce pas ?

jeudi 16 février 2017

Ça va.

son

Bêtement, trouver toujours quand même de quoi tenir et ne pas s'enfuir. Bêtement ? Je ne sais pas. Comment peut-on décider de de plus t'aimer, en fait ? Ceci est impossible. 

mercredi 15 février 2017

S'étire.

son

Commence par te regarder en face. Détaille bien tout ce qui ne colle pas avec la façade que tu exhibes. Les faux semblants ne servent à rien. Je croyais que t'étais au courant. Bêtement.

mardi 14 février 2017

Évite encore.

son

Dire qu'on s'accroche encore.
L'envie de partir qui débarque.
Ça commence. 

lundi 13 février 2017

Souffle un peu.

son

Ça repart, comme si de rien n'était. Comme si je devais encore tout amener sur un plateau. Un plateau rouillé qui ne plaît pas, bien sûr. J'amène les choses parce que personne ne dit rien sinon. Mais en fait, tout ça ne préoccupe que moi, n'est-ce pas ? Tout ces non dits, ces silences lourds, ces moments qu'on passe à se divertir pour éviter de se regarder en face. Finalement, ce n'est ps si étonnant. Tu fais ça déjà très bien tout seul, il faut dire.

dimanche 12 février 2017

De meilleurs êtres.

son

Plus que du temps à passer, à choisir de dépenser. Les idées défilent dans ma tête et je recommence à m'analyser davantage. Tout ceci a un goût de mélancolie douce amère. Et l'amertume, j'ai jamais trop aimé ça.

samedi 11 février 2017

Ne plus parler.

son

Pas plus de traits, ni de lignes, à définir. Je ne sais pas ce qui nous éloigne. J'essaie tant bien que mal de comprendre ce qui se décale avec le temps. J'imagine que je ne peux rien faire de plus. 

vendredi 10 février 2017

Le rêve de l'enfant.

son

Importante restructuration de données. Vivre de nouvelles aventures et se ternir dans des suppositions difficiles. Regarder en arrière ne suffit pas. 

jeudi 9 février 2017

Reboot.

son

Rencontrer à nouveau la personne qu'on devrait aimer est difficile. Il faut apprendre, désapprendre, réapprendre, refaire et défaire les liens qui nous on fait nous emprisonner. Et accepter d'être quelque chose qu'on refusait depuis presque toujours. Il faut se retrouver, une nouvelle fois. Essayer de gommer les jugements hâtifs, les petites misères que l'on se fait régulièrement. Devenir ce qu'on est déjà depuis longtemps. Il semblerait que j'avais déjà commencé, mais il reste encore un bout de chemin à parcourir. Parce que cette personne est importante. 

mercredi 8 février 2017

Sur quelque chose.

son

Lit. Défais maintenant ce que tu croyais savoir si bien camoufler.
La claque est encore plus sévère comme ça.
Il faut réapprendre à se rencontrer.

mardi 7 février 2017

Montre moi.

son

Essaie de regarder plus loin que ce qui te tord le ventre. Tu ne sais pas toujours faire parce que la douleur prend toutes les ressources que tu as.
J'ai oublié qui me lit.

lundi 6 février 2017

Et sait s'arrêter.

son

Ailleurs on dit et fait d'autres gestes qui font des entailles dans ma peau. Et parfois on ne dit pas. La plupart du temps, en fait.
Je me surveille. J'essaie.

dimanche 5 février 2017

Le temps passe.

son

Sains et zen et beaux et jeunes et frais. Ou pas.
On se retrouve. Ça fait un bien fou de me perdre dans tes yeux. Toucher ta main. Regarder les lumières qui nous entourent, décider que rien d'autre ne compte à un instant précis, même si mon cerveau veut m'emmener toujours ailleurs. 

samedi 4 février 2017

Avance rapide.

son

Pas si fort, on risquerait de m'entendre t'aimer, hein ? Il faut que je me calme, on dirait que ce n'est pas la bonne façon d'être. Retrouvons nos repères sains.

vendredi 3 février 2017

À tâtons.

son

Ça regarde qui, nos vies ? À qui je dois dire quoi ? Pourquoi ? Et quand ? Et toi ?
Peut-être quand on sait que c'est important. Pour nous, ou pour les autres ? Je ne sais pas.

jeudi 2 février 2017

Et pourtant.

son

Lentement. Je ne vais pas très vite je crois.
Tout est un pas de fourmi pour avancer sans perdre l'équilibre et tomber.
Même si tu m'appelles tornade, et même si ça me blesse, quelque part, il me faut toujours de quoi souffler pour me ressourcer, moi aussi. Parce que tu prends du temps et de l'énergie.
Vivre comme ça.

mercredi 1 février 2017

D'ici peu.

son

Là doucement je ne fais que te regarder. Même quand tu n'es pas là, d'ailleurs. Il y a des images qui sont glacées dans ma tête. Parfois je les vois s'animer, et je redessine tout lentement.

lundi 30 janvier 2017

Défais mes lacets.

son

Rendre compte de tout. Quelle force faut-il encore ?
Étendre les bras dans de l'herbe fraiche du printemps. Je choisis ce plan là.

dimanche 29 janvier 2017

Trop triste à lire.

son

Il se peut que nous passions par le toit.
On dit que.
Je crois qu'il me manque encore des bouts de moi. Mais personne ne peut vraiment me les rendre. 

samedi 28 janvier 2017

Des pétales.

son

Plus que le nom à effacer, quelque part. Comment fait-on pour arrêter d'exister ? En regardant les roses sur le bureau je ne vois que moi. Que reste-t-il ?

vendredi 27 janvier 2017

Quelles règles ?

son

Davantage et encore. Je retrouve des marques sur ma peau, des écorchures. Je devrais passer ma main là, pour voir. Ce n'est plus doux, c'est devenu rêche. Le temps passe et je me flétris de plus en plus.

jeudi 26 janvier 2017

La pluie, peut-être.

son

Silence. On ne devrait plus parler. Juste lire les choses dans nos gestes, dans nos yeux. Juste essayer de s'apprendre toujours davantage.

mercredi 25 janvier 2017

J'y pense.

son

Autre part, il y a des attentes, il y a des manques. On essaie tant bien que mal de faire tenir les fils. Je me sens si fatiguée, parfois. Tant d'énergie dépensée pour tout ce spectacle. Je vais me replonger dans le silence.

mardi 24 janvier 2017

Fais défiler les heures.

son

Horizon lointain, les pensées dans la vague, dans le vide, évitons les avalanches de silence. Nous avons pris d'autres chemins détournés pour ne pas nous dire ce qui clochait. On danse l'un sans l'autre.

lundi 23 janvier 2017

On s'oublie bien vite.

son

Dis, quand on a plus tellement de mots à partager, est-ce que ça signifie forcément qu'il y a une fin qui se profile à l'horizon ? 

dimanche 22 janvier 2017

Et plus tard.

son

Caresses oubliées sur le rebord d'une peau qui se dessèche lentement. Je regarde à quel point les vitres sont salies par la pluie. Je pourrais rendre les choses plus facile et m'oublier, encore. Qu'est-ce que t'en dis ?

samedi 21 janvier 2017

Longtemps déjà.

son

Creux de l'épaule, le vide. Puis, le félin qui s'empresse d'être partout à la fois. Miaule et ronronne pour me charmer. Pour obtenir la tendresse, les caresses. 

vendredi 20 janvier 2017

Bip bip bip.

son

Tête à tête, je quitte tes bras sur une musique de réveil qui sonne sans interruption. Je suis accrochée comme un paresseux à sa branche. Nous avons réussi à travailler ensemble. Pas assez, mais c'était un début. On a des morceaux de rires et de tendresse en creux.

jeudi 19 janvier 2017

Un refuge.

son

Morceaux effrités ou épars un peu partout, je devrais apprendre à jeter. J'écoute ton rire éclater sans raison. Tu es toujours magnifique dans les moments de bonheur. qui ne l'est pas ? Je commence à mieux gérer les maux de tête. 

mercredi 18 janvier 2017

N'éteins pas ce soir.

son

Facile d'échapper à des mécanismes qui me retiennent prisonnière depuis trop de temps, hm ? Non.
J'essaie de comprendre ce qui ne va pas, ce qui a changé, mais c'est encore douloureux. On remet des pièces de puzzle en place en collant assez fort pour qu'on ne voie pas les rainures entre les morceaux.

mardi 17 janvier 2017

La neige absente.

son

Moins de place, je défais des objets, je déduis, je déplace, je regarde les choses aller dans des coins plus ou moins poussiéreux. Je voudrais chanter souvent mais je n'ai pas le temps de tout faire. Comme d'habitude. Je pleure devant des films, j'ai l'émotion facile. 

lundi 16 janvier 2017

Souvenons nous.

son

Continuons à nous regarder sans nous voir. Je sais qu'il existe des histoires que nous ne racontons plus, derrière nos paupières tremblantes. Je sais que parfois tes mots sont des réflexes bien huilés, des réponses toutes faites qui correspondent à mes sourires attendus. Ça fonctionne de moins en moins. 

dimanche 15 janvier 2017

Tu devrais rester.

son

Couvre le ciel avec tes lumières et nuages. On n'a jamais fini de répandre ses couleurs. On n'aura jamais terminé, d'ailleurs. Alors continuons.

samedi 14 janvier 2017

Regarde toi.

son

Petit air entrainant qui décide du ton de l'humeur. Traiter des tonnes de photos en attente. Revenir sur des souvenirs proches. Le froid nous envahit peu à peu. Je te couvre.

vendredi 13 janvier 2017

Se convaincre.

son

Arrière, stop. On recommence. On s'évertue à nettoyer et remplir, ou vider, refaire, réparer, repartir. Décidément. Tout est un éternel recommencement. Prévoir encore trop de choses et cocher des tâches, lentement, petit à petit. 

jeudi 12 janvier 2017

Les tâches.

son

Trouver des solutions, des astuces, des ruses, pour défier le temps et la vie qui nous emmène trop loin, trop près, trop… tout ? Je ne peux pas sauver tout ce qui s'effrite. Je ne peux pas tout prendre dans mes bras, ni dans mon sac, je n'ai jamais assez de temps. Revenons en arrière ?

mercredi 11 janvier 2017

Te retenir encore.

son

Sais-tu qu'au fond, je ne fais qu'espérer, tout le temps ? Sinon, comment faire ?
J'ai enfin fait couper mes cheveux qui chatouillaient bien trop ma nuque. Je suis dépendante de beaucoup trop de choses et je ne veux pas m'en détacher. Pourtant, ça devient douloureux. Je vais trouver.

mardi 10 janvier 2017

On devra survivre.

son

Écouter ta respiration lente et lourde. Te laisser travailler, beaucoup. Démêler des pixels sur des grilles à deux mais pas en même temps. J'ai compris que tout le monde me manque tout le temps et qu'à la fois j'aimerais être plus souvent seule. Difficile de faire la part des choses avec ça. Je voulais te serrer un peu plus contre moi mais je n'ose pas, tu sais. 

lundi 9 janvier 2017

Toucher ta peau.

son

Temps écoulé, il y a tes bras qui arrivent vite. Je t'emmène chanter des chansons absurdes au milieu d'une ambiance rigolote. Voilà une chose que nous n'avions jamais faite. Hélas elle se termine bien plus tôt que prévu. Je devine qu'il me faut encore apprendre à m'écouter. 

dimanche 8 janvier 2017

Reviens.

son

Difficile de rester en place ici sans vouloir tout ranger. Je n'ai pas défait ma valise que j'ai déjà allumé l'aspirateur. Il faut se réappropriai l'espace. Je ne peux pas tout faire d'un coup. Pas grave, je prendrai le temps. 

samedi 7 janvier 2017

Un an plus tard.

son

Longtemps après, je retrouve l'appartement laissé en plan. Des détails ont changé, par ci par là, je découvre petit à petit des choses qui me font sourire et d'autres moins. Je vais reprendre mes marques tranquillement. Je crois que ça fait un an que j'écris tous les jours ici, environ. J'ai peut-être dépassé la date, je ne sais pas. Est-il nécessaire de faire un bilan ? Je ne relis jamais vraiment ce que j'ai écrit. Sauf quand on me pose des questions dessus, ce qui est un exercice très difficile. 

vendredi 6 janvier 2017

Les nuages.

son

Nouveau départ. Nous devons nous dire au revoir sur un quai de gare. Le stress des aéroports s'estompe parfois. La prochaine fois sera probablement dans longtemps. 

jeudi 5 janvier 2017

Les niveaux.

son

Flotter sur tes lèvres est un plaisir. Même malade. Même à empiler les mouchoirs à côté de ce lit. Regarde tout ce qu'on a dans nos mains. Le monde est si loin maintenant. Nous avons goûté aux flocons de neige qui tombaient fort sur le mémorial. Nous avons couru comme des enfants lorsque la nuit tombait entre ces blocs de béton imposants. Ce lieu est sacré, il est sinistre et rempli de rires à la fois. Cette fois-ci la neige nous accompagnait. Tu te cachais pour réapparaitre soudainement et me faire éclater de rire. J'avais l'impression d'être une petite fille à nouveau.

mercredi 4 janvier 2017

Jamais de promesse.

son

Pas possible d'oublier ton sourire et tes cheveux qui te gênent tout le temps. On arrive à peine à se décoller de cet endroit qui nous donne parfois mal à la tête. Il faudrait… oh, et puis tant pis, hein ? Je redoute un peu la fin de ces moments. Je n'ai pas très envie de partir, et envie à la fois. Je me sens un peu en suspension quelque part, à flotter. 

mardi 3 janvier 2017

Le froid nouveau.

son

Ensemble on fait des projets qu'on décide d'abandonner. On a écouté les rues qui éclatent dans Berlin, on a découvert un sens différent depuis ce lit avec ces couettes difficiles à envisager. On a pas fait ce qu'on avait prévu. Je crois que je m'en fiche vraiment, maintenant. Je sais que nos moments sont comptés. Je ne sais jamais jusqu'à quand il sera possible de goûter encore ta peau. Les incertitudes rendent les choses précieuses, n'est-ce pas ?

lundi 2 janvier 2017

Les rues transparentes.

son

Crois-tu qu'on aurait pu mieux faire les choses ? Je ne regrette rien, en partant, je sais que c'était un moment sacré. On a voulu faire tant de choses qui ont échoué. Mais peu importe, non ? Il nous fallait du temps pour se retrouver et c'est ce que nous faisons à chaque fois. Je ne veux pas m'en aller de tes bras. On devrait danser ensemble.

dimanche 1 janvier 2017

Les gens qui parlent.

son

Peu de temps encore sous la pluie. Nous avons pris un train mais nous n'étions pas à côté. Nous avons dit au revoir à des tas de gens. Nous sommes partis vers quelque chose de plus froid. On m'a dit que j'étais une mascotte, un narval, quelque chose comme ça. C'était plutôt drôle. Et puis j'ai essayé de compter les marches des étages pour aller à cet appartement. Il y en avait 61 je crois.