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On aurait pu vivre normalement.
mardi 13 mars 2018
dimanche 18 février 2018
Les cailloux importants.
Ça y est, la claque commence à passer. La chaleur est encore là, sur ma joue.
Je réalise encore et toujours des choses, ça ne s'arrête jamais, parfois, c'est grisant. Je ne veux plus retracer ces schémas qui nous engluent dans des normes qui nous pourrissent la vie. Je pensais que c'était de l'ordre de la posture, du discours-très-déconstruit-des-privilégiés-pour-qui-ça-ne-demande-pas-d'effort. Mais ça va plus loin encore. Nous avons encore des mondes à construire, faisons-le. Je ne dis pas que c'est facile, mais c'est nécessaire. À mes yeux, en tous cas.
Devenir sa propre priorité à ceci d'exaltant qu'on sent de nouveau avoir une forme de pouvoir sur soi-même. L'appréhension est là aussi, évidemment. Mais ouais, j'existe.
Nous avons fini de nous parler d'amour.
Vous oublierez probablement les détails, il ne restera qu'une impression diffuse d'un moment de partages et de déceptions. Ce n'est pas grave. On a des routes différentes à emprunter, ou alors on continue, mais avec de nouvelles façons de marcher.
Tu regrettes des tas de trucs, ce n'est plus si nécessaire. On ne peut plus refaire. Je croyais qu'on pouvait, j'ai essayé, plusieurs fois, et j'étais trop seule à me battre, j'épuisais mes ressources. Alors non, j'abdique, tu vois, c'est même plus si compliqué, en fait.
Je réalise encore et toujours des choses, ça ne s'arrête jamais, parfois, c'est grisant. Je ne veux plus retracer ces schémas qui nous engluent dans des normes qui nous pourrissent la vie. Je pensais que c'était de l'ordre de la posture, du discours-très-déconstruit-des-privilégiés-pour-qui-ça-ne-demande-pas-d'effort. Mais ça va plus loin encore. Nous avons encore des mondes à construire, faisons-le. Je ne dis pas que c'est facile, mais c'est nécessaire. À mes yeux, en tous cas.
Devenir sa propre priorité à ceci d'exaltant qu'on sent de nouveau avoir une forme de pouvoir sur soi-même. L'appréhension est là aussi, évidemment. Mais ouais, j'existe.
samedi 27 janvier 2018
Le froid qui passe.
Décembre ne sera pas écrit.
La fin de l'été aura bouleversé un nombre de choses conséquent.
Et moi avec.
Si je regarde en arrière, je peux maintenant voir avec clarté certains fils, certaines lignes déjà tremblantes, tous ces détours, pour arriver où je suis, où nous sommes, et où nous ne serons plus.
Je crois que j'ai de moins en moins peur, parce que j'ai eu trop mal. La douleur, on finit par passer au dessus. Il s'agit de survivre, d'avancer, de ne plus glisser dans cette obscurité qui nous attire.
C'est presque trop facile.
Je ne me laisse plus faire.
Il n'est plus possible de m'imposer des conditions que je dois suivre aveuglément.
Je ne veux plus tenir les rôles que l'on me donne, je choisirai moi-même. Vous ne vous servirez plus de moi parce qu'il est attendu que je réponde quand on m'appelle. Ceci a assez duré.
Le fil s'est effilé, à force d'usure, et je suis encore tombée dans une boue sale et visqueuse, là où les pieds s'enfoncent si l'on ne fait pas attention. Là où l'on étouffe, où l'on ne peut plus se relever. Il aura fallu brûler mes mains pour ne pas recommencer les mêmes erreurs. Peut-être ne suis-je pas tout à fait à l'abri.
Décisions. Je laisse entrer l'espace entre toi et moi, sinon, cela va me coûter très cher, comme à chaque fois. Nous oublions de nous regarder, nos yeux vieillissent et nos filtres s'encrassent. On a plus le temps de faire l'effort de reconsidérer les choses sous un autre angle, parce qu'on s'est déjà sali, on a déjà projeté cette boue l'un sur l'autre en se regardant trop de travers. Il est temps de nettoyer.
La fin de l'été aura bouleversé un nombre de choses conséquent.
Et moi avec.
Si je regarde en arrière, je peux maintenant voir avec clarté certains fils, certaines lignes déjà tremblantes, tous ces détours, pour arriver où je suis, où nous sommes, et où nous ne serons plus.
Je crois que j'ai de moins en moins peur, parce que j'ai eu trop mal. La douleur, on finit par passer au dessus. Il s'agit de survivre, d'avancer, de ne plus glisser dans cette obscurité qui nous attire.
C'est presque trop facile.
Je ne me laisse plus faire.
Il n'est plus possible de m'imposer des conditions que je dois suivre aveuglément.
Je ne veux plus tenir les rôles que l'on me donne, je choisirai moi-même. Vous ne vous servirez plus de moi parce qu'il est attendu que je réponde quand on m'appelle. Ceci a assez duré.
Le fil s'est effilé, à force d'usure, et je suis encore tombée dans une boue sale et visqueuse, là où les pieds s'enfoncent si l'on ne fait pas attention. Là où l'on étouffe, où l'on ne peut plus se relever. Il aura fallu brûler mes mains pour ne pas recommencer les mêmes erreurs. Peut-être ne suis-je pas tout à fait à l'abri.
Décisions. Je laisse entrer l'espace entre toi et moi, sinon, cela va me coûter très cher, comme à chaque fois. Nous oublions de nous regarder, nos yeux vieillissent et nos filtres s'encrassent. On a plus le temps de faire l'effort de reconsidérer les choses sous un autre angle, parce qu'on s'est déjà sali, on a déjà projeté cette boue l'un sur l'autre en se regardant trop de travers. Il est temps de nettoyer.
lundi 20 novembre 2017
Regardons nous en face.
On se croit parfois capable de rien, parfois capable de tout.
J'ai encore perdu quelque chose, en passant. Je croyais pouvoir faire tenir tous ces châteaux de cartes tremblants en même temps. Mais le vent souffle et me ramène à des évidences déçues. Ça n'aurait pas tenu, forcément, tu sais. J'étais là, à m'affairer, à vouloir trouver de la colle, quelque part, pour que ça reste en place. Et puis tu as éternué, et d'un coup, j'ai vu tout ce que j'avais dessiné, sur chaque carte, s'étaler sur le sol. Face contre terre.
Je répète ces erreurs inlassablement, me croyant assez forte.
À enraciner mes pieds dans des sols friables, plus si fertiles, moi, fébrile, je m'acharne et finis fêlée.
lundi 2 octobre 2017
Et de deux.
Octobre s'est amené presque sans prévenir.
Ma saison préférée se lance sans m'attendre. Comment en profiter, cette fois-ci ? J'espère pouvoir tenir debout. Mes jambes tremblent encore et toujours. Parfois sous un nouveau sursaut de terreur, parfois sous d'anciens qui reviennent me hanter.
J'oublie toujours qui je suis une fois dans vos bras.
Tout n'est pas encore perdu, j'imagine, mais ça commence à en faire, des couches qui pèsent sur mes épaules. J'ai découvert la bosse à peine perceptible d'un os qui doit appartenir à la clavicule, un jour, sur mon épaule droite. J'essayais probablement de toucher ma propre peau pour me rassurer. Je n'avais jamais senti cette bosse ici. C'est effectivement peut-être la bonne saison pour apprendre à me découvrir ?
J'ai voulu laisser trainer mes mots partout, mais il n'y avait pas la place. Je n'ai même pas pensé à revenir ici, c'était trop difficile. Je sais qui ne lit plus ce que j'étale, j'espère parfois encore exister quelque part, qui sait ? Je trace des lignes noires dans un carnet, je décroche des tableaux qui n'ont pas tellement intéressé les gens. Je dois prendre des photos, encore et toujours. Je dois préparer, prévoir, ranger, organiser. Une vie de cases incomplètes.
Ma saison préférée se lance sans m'attendre. Comment en profiter, cette fois-ci ? J'espère pouvoir tenir debout. Mes jambes tremblent encore et toujours. Parfois sous un nouveau sursaut de terreur, parfois sous d'anciens qui reviennent me hanter.
J'oublie toujours qui je suis une fois dans vos bras.
Tout n'est pas encore perdu, j'imagine, mais ça commence à en faire, des couches qui pèsent sur mes épaules. J'ai découvert la bosse à peine perceptible d'un os qui doit appartenir à la clavicule, un jour, sur mon épaule droite. J'essayais probablement de toucher ma propre peau pour me rassurer. Je n'avais jamais senti cette bosse ici. C'est effectivement peut-être la bonne saison pour apprendre à me découvrir ?
J'ai voulu laisser trainer mes mots partout, mais il n'y avait pas la place. Je n'ai même pas pensé à revenir ici, c'était trop difficile. Je sais qui ne lit plus ce que j'étale, j'espère parfois encore exister quelque part, qui sait ? Je trace des lignes noires dans un carnet, je décroche des tableaux qui n'ont pas tellement intéressé les gens. Je dois prendre des photos, encore et toujours. Je dois préparer, prévoir, ranger, organiser. Une vie de cases incomplètes.
samedi 2 septembre 2017
Un mois plus tard.
Que peut-on dire ?
J'ai fait le vide, c'est sûr.
Je pensais agir provisoirement pour me protéger. Mais ça ne suffit pas. Forcément, en un mois, les choses changent. On se regarde différemment. On saisit certaines de ces subtilités qui n'avaient jamais été dites.
En tous cas, jusqu'au conflit.
C'est toujours difficile à encaisser, sur le moment. Après on essaie de recoller les trucs, on se dit qu'on est assez matures pour avancer quand même ensemble. Parce que les choses ont toujours été ainsi, parce qu'on s'est jamais vus dans un futur où l'autre n'existait pas. Et pourtant. Vient le moment où les choses basculent et où on envisage qu'en fait, on est trop cassé pour tenir debout. On est trop vidé de notre substance, il n'y a plus d'essence dans le moteur. Je répète toujours le même schéma.
Est-ce que je grandis ? Probablement. C'est lent, de se rendre compte, quand on sait pas se regarder en face. C'est encore plus lent quand les autres mentent, ou décident certaines omissions. Mais, ça, je n'ai pas de prise dessus. Je peux juste répéter inlassablement que c'est la vérité qui m'intéresse. Si on écoute pas, j'imagine toujours que c'est à moi d'agir.
Et puis je me vois me fatiguer. Je me vois m'échiner à produire quelque chose, à tenter de sauver les meubles, tout le temps. Je me vois m'inquiéter, donner une énergie phénoménale. Vient toujours le moment de rupture où je n'avance plus : je n'ai pas su me protéger moi. Quand je vois tout ça, évidemment, il est toujours trop tard. Il n'y a finalement plus grand monde. Alors il est temps de ramasser mes morceaux et de sauver mes meubles. Je ne sais pas comment on fait, mais j'imagine que l'énergie que je suis capable de déployer pour les autres pourrait bien me servir un peu.
J'ai fait le vide, c'est sûr.
Je pensais agir provisoirement pour me protéger. Mais ça ne suffit pas. Forcément, en un mois, les choses changent. On se regarde différemment. On saisit certaines de ces subtilités qui n'avaient jamais été dites.
En tous cas, jusqu'au conflit.
C'est toujours difficile à encaisser, sur le moment. Après on essaie de recoller les trucs, on se dit qu'on est assez matures pour avancer quand même ensemble. Parce que les choses ont toujours été ainsi, parce qu'on s'est jamais vus dans un futur où l'autre n'existait pas. Et pourtant. Vient le moment où les choses basculent et où on envisage qu'en fait, on est trop cassé pour tenir debout. On est trop vidé de notre substance, il n'y a plus d'essence dans le moteur. Je répète toujours le même schéma.
Est-ce que je grandis ? Probablement. C'est lent, de se rendre compte, quand on sait pas se regarder en face. C'est encore plus lent quand les autres mentent, ou décident certaines omissions. Mais, ça, je n'ai pas de prise dessus. Je peux juste répéter inlassablement que c'est la vérité qui m'intéresse. Si on écoute pas, j'imagine toujours que c'est à moi d'agir.
Et puis je me vois me fatiguer. Je me vois m'échiner à produire quelque chose, à tenter de sauver les meubles, tout le temps. Je me vois m'inquiéter, donner une énergie phénoménale. Vient toujours le moment de rupture où je n'avance plus : je n'ai pas su me protéger moi. Quand je vois tout ça, évidemment, il est toujours trop tard. Il n'y a finalement plus grand monde. Alors il est temps de ramasser mes morceaux et de sauver mes meubles. Je ne sais pas comment on fait, mais j'imagine que l'énergie que je suis capable de déployer pour les autres pourrait bien me servir un peu.
mercredi 2 août 2017
Bas les masques.
J'aurais dû faire autrement.
Voilà ce qui tourne en boucle dans ma tête maintenant.
Je m'aperçois de beaucoup de choses.
Mais c'est trop tard.
Mon souffle est coupé.
Les promesses ne servent à rien, je le savais déjà. À part celles qu'on se fait à soi-même. Il y en a une que je compte tenir malgré tout. Même si vos mots me coupent les jambes, j'irai, au pire, exister ailleurs.
Voilà ce qui tourne en boucle dans ma tête maintenant.
Je m'aperçois de beaucoup de choses.
Mais c'est trop tard.
Mon souffle est coupé.
Les promesses ne servent à rien, je le savais déjà. À part celles qu'on se fait à soi-même. Il y en a une que je compte tenir malgré tout. Même si vos mots me coupent les jambes, j'irai, au pire, exister ailleurs.