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Dire les choses n'a pas été facile. Comprendre qu'il est possible de régler des conflits sans crier n'était pas quelque chose dont j'étais consciente avant de vivre seule pendant un moment. J'ai appris la patience, j'ai appris que je pouvais respirer et parfois prioriser les choses qui me faisaient du bien sans culpabiliser. Je te vois sourire en lisant ça, et te dire que ça n'est pas encore une chose acquise. Mais qu'est-ce qui l'est ?
On ne finit jamais de regarder avec des yeux neufs le monde, finalement. Il suffit qu'une personne ou un fait nous éclaire un pan de réalité avec une couleur différente, et là, on entrevoit les méandres de nouvelles possibilités.
On a l'air d'être bien sûr-e-s avec toutes nos définitions, toutes nos étiquettes, et puis, un coup de vent, et tout ça se retourne, s'envole, et nous replonge à la racine des choses. Au radical. Et on recommence à détricoter. On le fait forcément parce qu'on sait pertinemment qu'on va louper quelque chose d'important, et qu'on ne peut plus se reposer sur nos acquis comme bases immuables. Ça n'existe pas, tout bouge trop vite, trop loin.
Dire les choses n'a pas été facile. Comprendre qu'il est possible de régler des conflits sans crier n'était pas quelque chose dont j'étais consciente avant de vivre seule pendant un moment. J'ai appris la patience, j'ai appris que je pouvais respirer et parfois prioriser les choses qui me faisaient du bien sans culpabiliser. Je te vois sourire en lisant ça, et te dire que ça n'est pas encore une chose acquise. Mais qu'est-ce qui l'est ?
On ne finit jamais de regarder avec des yeux neufs le monde, finalement. Il suffit qu'une personne ou un fait nous éclaire un pan de réalité avec une couleur différente, et là, on entrevoit les méandres de nouvelles possibilités.
On a l'air d'être bien sûr-e-s avec toutes nos définitions, toutes nos étiquettes, et puis, un coup de vent, et tout ça se retourne, s'envole, et nous replonge à la racine des choses. Au radical. Et on recommence à détricoter. On le fait forcément parce qu'on sait pertinemment qu'on va louper quelque chose d'important, et qu'on ne peut plus se reposer sur nos acquis comme bases immuables. Ça n'existe pas, tout bouge trop vite, trop loin.
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