samedi 27 janvier 2018

Le froid qui passe.

Décembre ne sera pas écrit.
La fin de l'été aura bouleversé un nombre de choses conséquent.
Et moi avec.

Si je regarde en arrière, je peux maintenant voir avec clarté certains fils, certaines lignes déjà tremblantes, tous ces détours, pour arriver où je suis, où nous sommes, et où nous ne serons plus.
Je crois que j'ai de moins en moins peur, parce que j'ai eu trop mal. La douleur, on finit par passer au dessus. Il s'agit de survivre, d'avancer, de ne plus glisser dans cette obscurité qui nous attire.
C'est presque trop facile.
Je ne me laisse plus faire.
Il n'est plus possible de m'imposer des conditions que je dois suivre aveuglément.
Je ne veux plus tenir les rôles que l'on me donne, je choisirai moi-même. Vous ne vous servirez plus de moi parce qu'il est attendu que je réponde quand on m'appelle. Ceci a assez duré.
Le fil s'est effilé, à force d'usure, et je suis encore tombée dans une boue sale et visqueuse, là où les pieds s'enfoncent si l'on ne fait pas attention. Là où l'on étouffe, où l'on ne peut plus se relever. Il aura fallu brûler mes mains pour ne pas recommencer les mêmes erreurs. Peut-être ne suis-je pas tout à fait à l'abri.
Décisions. Je laisse entrer l'espace entre toi et moi, sinon, cela va me coûter très cher, comme à chaque fois. Nous oublions de nous regarder, nos yeux vieillissent et nos filtres s'encrassent. On a plus le temps de faire l'effort de reconsidérer les choses sous un autre angle, parce qu'on s'est déjà sali, on a déjà projeté cette boue l'un sur l'autre en se regardant trop de travers. Il est temps de nettoyer.

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