Que peut-on dire ?
J'ai fait le vide, c'est sûr.
Je pensais agir provisoirement pour me protéger. Mais ça ne suffit pas. Forcément, en un mois, les choses changent. On se regarde différemment. On saisit certaines de ces subtilités qui n'avaient jamais été dites.
En tous cas, jusqu'au conflit.
C'est toujours difficile à encaisser, sur le moment. Après on essaie de recoller les trucs, on se dit qu'on est assez matures pour avancer quand même ensemble. Parce que les choses ont toujours été ainsi, parce qu'on s'est jamais vus dans un futur où l'autre n'existait pas. Et pourtant. Vient le moment où les choses basculent et où on envisage qu'en fait, on est trop cassé pour tenir debout. On est trop vidé de notre substance, il n'y a plus d'essence dans le moteur. Je répète toujours le même schéma.
Est-ce que je grandis ? Probablement. C'est lent, de se rendre compte, quand on sait pas se regarder en face. C'est encore plus lent quand les autres mentent, ou décident certaines omissions. Mais, ça, je n'ai pas de prise dessus. Je peux juste répéter inlassablement que c'est la vérité qui m'intéresse. Si on écoute pas, j'imagine toujours que c'est à moi d'agir.
Et puis je me vois me fatiguer. Je me vois m'échiner à produire quelque chose, à tenter de sauver les meubles, tout le temps. Je me vois m'inquiéter, donner une énergie phénoménale. Vient toujours le moment de rupture où je n'avance plus : je n'ai pas su me protéger moi. Quand je vois tout ça, évidemment, il est toujours trop tard. Il n'y a finalement plus grand monde. Alors il est temps de ramasser mes morceaux et de sauver mes meubles. Je ne sais pas comment on fait, mais j'imagine que l'énergie que je suis capable de déployer pour les autres pourrait bien me servir un peu.
J'ai fait le vide, c'est sûr.
Je pensais agir provisoirement pour me protéger. Mais ça ne suffit pas. Forcément, en un mois, les choses changent. On se regarde différemment. On saisit certaines de ces subtilités qui n'avaient jamais été dites.
En tous cas, jusqu'au conflit.
C'est toujours difficile à encaisser, sur le moment. Après on essaie de recoller les trucs, on se dit qu'on est assez matures pour avancer quand même ensemble. Parce que les choses ont toujours été ainsi, parce qu'on s'est jamais vus dans un futur où l'autre n'existait pas. Et pourtant. Vient le moment où les choses basculent et où on envisage qu'en fait, on est trop cassé pour tenir debout. On est trop vidé de notre substance, il n'y a plus d'essence dans le moteur. Je répète toujours le même schéma.
Est-ce que je grandis ? Probablement. C'est lent, de se rendre compte, quand on sait pas se regarder en face. C'est encore plus lent quand les autres mentent, ou décident certaines omissions. Mais, ça, je n'ai pas de prise dessus. Je peux juste répéter inlassablement que c'est la vérité qui m'intéresse. Si on écoute pas, j'imagine toujours que c'est à moi d'agir.
Et puis je me vois me fatiguer. Je me vois m'échiner à produire quelque chose, à tenter de sauver les meubles, tout le temps. Je me vois m'inquiéter, donner une énergie phénoménale. Vient toujours le moment de rupture où je n'avance plus : je n'ai pas su me protéger moi. Quand je vois tout ça, évidemment, il est toujours trop tard. Il n'y a finalement plus grand monde. Alors il est temps de ramasser mes morceaux et de sauver mes meubles. Je ne sais pas comment on fait, mais j'imagine que l'énergie que je suis capable de déployer pour les autres pourrait bien me servir un peu.
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