mercredi 13 janvier 2016

L'essence.

son

Partout autour, les instants sont simples.
La chambre est dans l'obscurité, et les corps proches.
On rit, pour se détendre, on devine ce qu'il va se passer. On sait que si ça ne se passe pas, on s'en fiche. On sait qu'on peut s'en aller n'importe quand. Qu'on peut dire stop. Qu'on n'a pas à rendre de comptes. On se frôle et on s'embrasse, on découvre. Les lumières sont si basses, tout est à effleurer, avec nos yeux, mais aussi avec nos souffles, nos mains… avec tout ce qui peut nous permettre de nous rencontrer.

On a déjà vécu ces moments, de façon plus ou moins gênée, on essayait, on tâtonnait.

On a réussi à se construire une bulle de bien être ou personne ne peut nous faire de mal. Où on se trouve, où on s'accepte. Où on se touche, où on laisse aller nos mains partout. Où nos questions ne s'embarrassent plus de complexités.
Où je dis "encore", où tu me réponds "là ?". Où ton sourire devient le plus joli des "merci".
Quand j'entends "je peux…?", quand tu lui réponds dans un souffle "oui…".

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